Du 11 au 16 août 2025, vingt agents psychosociaux (APS) des aires de santé de Rwanguba et Chengerero, dans la Zone de santé de Rwanguba, territoire de Rutshuru, ont participé à une formation consacrée à la gestion des cas de violences basées sur le genre (VBG), notamment les violences sexuelles.
Organisée par GHOVODI, cette formation avait pour objectif de renforcer les connaissances, attitudes et compétences des agents psychosociaux afin d’assurer un accompagnement de qualité, centré sur les besoins et les choix des survivantes, tout en respectant les principes fondamentaux de la gestion des cas : confidentialité, sécurité, dignité, consentement éclairé, non-discrimination et respect du principe de « ne pas nuire ».
20 agents psychosociaux renforcent leurs compétences
Au total, 20 agents psychosociaux, dont 18 femmes et 2 jeunes filles, issus d’organisations à base communautaire (OBC), ont bénéficié de cette session de renforcement des capacités.
La formation leur a permis de consolider leurs compétences sur les différentes étapes de la gestion des cas de VBG, depuis l’identification des besoins de la survivante jusqu’à la planification et au suivi de l’accompagnement, en tenant compte de sa sécurité, de ses choix et de ses besoins spécifiques.
Les participants ont également renforcé leurs connaissances sur les principes éthiques et professionnels applicables à la gestion des cas, notamment la confidentialité des informations, le consentement, la protection des données sensibles, l’écoute active et l’accompagnement sans jugement.
Une meilleure maîtrise du référencement et de la coordination
Une attention particulière a été accordée au circuit de référencement et à la coordination avec les différents services impliqués dans la prise en charge des survivantes.
Les APS ont ainsi été outillés sur les mécanismes permettant d’orienter les survivantes vers les services appropriés, notamment dans les domaines psychosocial, médical, juridique et de la protection, selon les besoins identifiés et les choix exprimés par chaque survivante.
La formation a également abordé les questions liées à la prévention et à la réponse à l’exploitation et aux abus sexuels (EAS), afin de permettre aux acteurs communautaires de mieux identifier les risques, d’adopter des comportements professionnels appropriés et de contribuer à un environnement sûr pour les bénéficiaires.
Des relais communautaires mieux préparés
À l’issue de la formation, les agents psychosociaux disposent de connaissances et d’outils renforcés pour assurer leur rôle de relais communautaires dans l’identification, l’orientation et l’accompagnement des survivantes de VBG, en collaboration avec les structures et services compétents. À travers cette initiative, GHOVODI contribue au renforcement de la qualité des services de protection et de prise en charge des survivantes de VBG dans la Zone de santé de Rwanguba, en favorisant une réponse plus coordonnée, respectueuse des droits et adaptée aux besoins des personnes affectées.
